Chronique : Les Animaux Fantastiques

Hocus Pocus, il est venu l’heure de replonger dans l’univers magique crée par J.K. Rowling, magicienne des mots à l’origine de la saga littéraire Harry Potter. Si vous pensiez en avoir terminé avec le monde de la magie qui s’oppose à celui des « moldu » (les non-magiques), vous vous êtes fourré la baguette dans l’oeil. « Fantastic beasts and where to find them » de son titre original a débarqué sur les écrans comme un troupeau d’éruptifs en rut. Que puis-je vous en dire sans vous gâcher le plaisir de la découverte ?

Synopsys :

Les aventures de Norbert Dragonneau, l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques qu’étudiait Harry Potter.

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s’agit d’une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l’ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d’enquêtrice. Et la situation s’aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.
Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu’il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s’apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

Date de sortie 16 novembre 2016 (2h 13min)
De David Yates
Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler…
Genres Fantastique, Aventure
Nationalités Américain, Britannique (Sources : Allociné)

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Pour commencer n’imaginez pas retrouver dans ce film une quelconque référence à Harry Potter ou à celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Nous sommes ici aux États-Unis à New-York, bien des années avant les aventures de nos héros en culottes courtes ; en 1926 pour être précis. Quelques allusions seront bien sûr faites à Poudlard, à ce très cher Albus Dumbledore et quelques illustres familles mais rien de plus. Ici, tous les projecteurs sont dirigés sur Norbert Dragonneau plus connu sous son patronyme anglais de Newton Artemis Fido Scamander pour les savants fans du jeune garçon à la cicatrice sur le front. Et si vous ne le savez pas encore, il est prévu que nous suivions les aventures de cet illustre « magicozoologiste » pendant encore 4 autres films. Une nouvelle saga démarre…

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Et qui mieux qu’Eddie Redmayne pouvait incarner cet amoureux des animaux fantastiques ? Je ne sais pas,tant l’acteur semble parfaitement exprimer toute l’étrangeté du personnage qui est sans aucun doute plus à l’aise et plus connaisseur de la nature animale que de la nature humaine. Il lui apporte cette sensibilité et cette fausse fragilité qui habite l’amoureux des animaux. Ne nous y trompons pas, Norbert semble peut-être mal à l’aise dans des situations d’échanges sociales ou intimes avec ses congénères mage ou non-maj’ mais fait preuve d’une opiniâtreté et d’une bravoure à toutes épreuves quand il s’agit de défendre l’orphelin et toutes les créatures fantastiques de ce magique.

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Le premier rôle féminin est attribuée à Katherine Waterston qui joue Porpentina Esther « Tina » Goldstein. Aurore en disgrâce, elle fait partie du Congrès magiques des États-Unis d’Amérique. Khaterine joue parfaitement ce personnage plus complexe qu’il n’y paraît et qui se retrouve tiraillé entre son désir de briller aux yeux de sa hiérarchie et celui de croire que Norbert n’est pas un si vilain bougre malgré son comportement original et déroutant. Elle se révèle posséder autant d’opiniâtreté que ce dernier et tempère par son côté factuel l’esprit fantasque de Norbert.

Tout comme dans Harry Potter on a affaire un trio de tête complété par le moldu – non-maj’ de la fine équipe Jacob Kowalski incarné par Dan Fogler. Il est la touche naïve mais pas si incrédule de ce trio presque quatuor de choc. Le bon compère, qui permet à Norbert de dévoiler tout son attachement à la race humaine et pas que la race animale. Jacob est à la fois touchant, burlesque et un peu gauche sinon, cela ne serait pas drôle.

N‘oublions pas de citer la sœur de Khaterine, Queenie Goldstein jouée à l’écran par Alison Sudol. Pleine de candeur et de taquinerie, elle représente un peu la petite voie, la bonne fée qui veille de loin au bien être de ses proches. Une bulle de champagne qui pétille aux yeux de Jacob mais chut, on ne spoile pas.

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Pour contrebalancer ce quatuor haut en couleur, le très impliqué Percival Graves (Colin Farrel), la présidente Séraphina Picquery (Carmen Ejogo), l’obnubilée Mary Lou Belleboss (Samantha Morton) et l’introverti Croyance (Ezra Miller) sont autant de figures sérieuses, strictes, rigides, inquiétantes et torturées qui s’opposent à nos héros. Sans entrer dans les détails car le but n’est pas de vous raconter l’histoire, chacun joue son rôle avec facilité et sans grande difficulté. Il faut dire que les apparitions ne sont pas des plus nombreuses tout en restant efficaces.

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Du côté de la réalisation, on ne change pas une équipe qui gagne avec David Yates, qui était déjà aux manettes des films du petit sorcier depuis « Harry Potter et l’Ordre du Phénix ». Il va s’en dire que l’on reconnaît sa patte et que l’on est pas du tout dépaysé. La modélisation des animaux fantastiques qui est quand même au cœur du film est assez agréables et on s’amuse de les voir évoluer avec leurs différents caractères bien particulier. Le réalisme n’est sans doute pas du niveau de « Dawn of the planet of the apes » mais le subterfuge passe très bien et on se surprend à vouloir  découvrir en vrai un snifleur  ou cet adorable Dougal le demiguise et bien d’autres créatures que je vous laisserais le soin de découvrir.

S‘il ne s’agit pas de l’adaptation à proprement parler d’un livre sachez tout de même que J.K. Rowling est quo-signataire du scénario,ce qui est un gage de qualité et de cohésion de l’ensemble.Même si le rythme  est à mon goût un peu lent par moment, on est tout de même happé par l’histoire.Certains « cliffhangers » sont facilement décelables alors que d’autres nous sautent au visage vers la fin.  Pour ma part, j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Norbert Dragonneau  et d’une partie de sa fine équipe. Il est facile d’imaginer qu’avec 4 autres films à venir,les ramifications vont être plus nombreuses avec l’univers futur d’Harry Potter.On a hâte de replonger dans cet univers magique qui finalement nous manquait un petit peu. D’autres surprises sont à prévoir de la part de J.K. Rowling et David Yates, puissent-ils conserver ce même niveau de qualité.

Sans spoiler ou vous raconter la trame et le fin mot de l’histoire, je vous ai donné mon ressenti sur  ce « Fantastic beasts and where to find them ». Je suis sorti de la séance plutôt content en me disant que je me regarderais bien de nouveau la première saga du « petit » sorciers aux lunettes et à la cicatrice en forme d’éclair. J’y vais d’ailleurs de ce pas sur mon Nimbus 3000.

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